Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 06:24

amendé

original

Préambule

Préambule

1. « Une Cgt plus forte pour le développement humain durable, les conquêtes sociales, la démocratie »

1. « Une Cgt plus forte pour le développement humain durable, les conquêtes sociales, la démocratie »

2. Le syndicalisme est un des acteurs de la transformation sociale et économique. Il est attendu pour garantir à chacune et à chacun, à toutes et à tous l’accès aux droits fondamentaux par la création de richesses et leur juste répartition, pour répondre aux besoins des populations dans une logique de développement humain durable du pays et du monde.

2. Le syndicalisme est un des acteurs de la transformation sociale. Il est attendu pour garantir à chacune et à chacun, à toutes et à tous l’accès aux droits fondamentaux par la création de richesses et leur juste répartition, pour répondre aux besoins des populations dans une logique de développement humain durable du pays et du monde.

3. Le capitalisme conduit à des crises multiples et récurrentes dont les populations sont les premières victimes. La crise actuelle, due notamment à une incessante course aux profits, se traduit par la financiarisation de l’économie, par l’explosion du chômage, par la souffrance dans et hors du travail, par la régression des niveaux de vie du plus grand nombre, par de fortes inquiétudes pour le lendemain.

3. La crise du capitalisme et la financiarisation à outrance de l’économie que nous traversons conduit à l’explosion du chômage, à la régression des niveaux de vie du plus grand nombre, à de fortes inquiétudes pour le lendemain.

4. A cette crise s’ajoutent des atteintes multiples à l’environnement qui doivent trouver des solutions urgentes, notamment face au réchauffement climatique et au pillage des ressources. C’est un enjeu majeur supplémentaire que le syndicalisme doit prendre pleinement en compte.

nouveau

5. Depuis trente ans, les inégalités, la pauvreté et la précarité n’ont cessé de croître. Un Français sur deux craint de basculer dans l’exclusion. Le chômage, l’insécurité sociale, le développement des politiques coercitives contribuent à faire subir, voire accepter la dégradation des normes de l’emploi, les mises en concurrence entre salariés, entre générations.

4. Depuis trente ans, les inégalités, la pauvreté et la précarité n’ont cessé de croître. Un Français sur deux craint de basculer dans l’exclusion. Le chômage, l’insécurité sociale, le développement des politiques coercitives contribuent à faire accepter la dégradation des normes de l’emploi, les mises en concurrence entre salariés, entre générations.

6. La dignité humaine, les fondements de la démocratie sont en danger.

5. La dignité humaine, les fondements de la démocratie sont en cause.

7. Au nom de l’individualisme, du libre entreprenariat, les mises en compétition deviennent la règle des réformes des systèmes sociaux, économiques et politiques en France, en Europe et dans le monde. Ces processus entraînent un désintérêt vis-à-vis des institutions et du collectif, destructeur du lien social, des solidarités et font obstacle à la construction du rapport de forces.

6. Au nom de l’individualisme, du libre entreprenariat, les mises en compétition deviennent la règle des réformes des systèmes sociaux, économiques et politiques en France, en Europe et dans le monde.

8. Notre système de protection sociale solidaire, destiné à garantir collectivement les risques de chacun, tout au long de la vie, est soumis à de fortes déstructurations. La Sécurité sociale est remise en cause dans son existence et menacée dans sa conception.

7. Notre système de protection sociale solidaire, destiné à garantir collectivement les risques de chacun, tout au long de la vie, est soumis à de fortes déstructurations. La Sécurité sociale est remise en cause dans son existence et menacée dans sa conception.

9. Le désengagement de l’État, les déréglementations et privatisations de Services publics, la suppression massive de postes dans la Fonction publique, nuisent à l’égalité d’accès et aux droits pour tous, à la satisfaction des besoins sociaux sur tous les territoires.

8. Le désengagement de l’État, les déréglementations des Services publics mettent à mal le principe de l’égalité d’accès aux droits pour tous.

10. Pour préserver leurs intérêts, patronat et gouvernement s’opposent aux valeurs de notre société solidaire du « vivre ensemble », agissent pour un capitalisme totalement libéral, pour une marchandisation de toute activité humaine entraînant l’ensemble de la société dans la crise.

9. Patronat et gouvernement tentent de brouiller les valeurs de notre société solidaire du « vivre ensemble » pour préserver leurs intérêts. Ce rêve d’un capitalisme totalement libéral, d’une marchandisation de toute activité humaine se heurte à la crise d’un système économique, financier, d’une conception du modèle social à bout de souffle.

11. Les jeunes, les retraités, les privés d’emploi, les femmes, les travailleurs précaires, les personnes handicapées, les travailleurs immigrés, avec ou sans papiers, subissent avec la plus grande violence les conséquences de ces logiques ultralibérales : taux de chômage élevé, niveaux de rémunération et de pensions resserrés, degré de surexploitation ou impasse pour l’avenir.

10. Les jeunes, les retraités, les privés d’emploi, les femmes et les travailleurs précaires subissent avec la plus grande violence les conséquences de ces logiques ultralibérales : taux de chômage élevé, niveaux de rémunération resserrés, degré de surexploitation ou impasse pour l’avenir.

12. La Cgt, par son influence et son statut de première Confédération syndicale, a naturellement une responsabilité particulière dans la bataille contre les orientations du patronat et du gouvernement.

11. La Cgt, par son influence et son statut de première Confédération syndicale, a naturellement une responsabilité particulière dans la bataille contre ces orientations.

13. Elle a l’ambition de l’assumer par un plus large déploiement de toutes ses organisations, une coopération plus intense entre elles, afin d’améliorer son activité sur chaque lieu de travail où elle est présente et d’étendre son périmètre d’activité là où elle n’est pas.

12. Elle a l’ambition de l’assumer par un plus large déploiement de toutes ses organisations, une coopération plus intense entre elles afin d’améliorer son activité sur chaque lieu de travail où elle est présente et d’étendre son périmètre d’activité là où elle n’est pas.

14. La Cgt est la force de tous : salariés, privés d’emploi, salariés sans papiers, retraités… qui leur permet de libérer leur parole et de s’organiser collectivement en luttant ensemble, dans la solidarité et les convergences. La mise en mouvement du plus grand nombre est une condition pour conquérir et garantir des droits en réponse aux besoins individuels et collectifs.

13. La Cgt est la force des salariés qui leur permet de libérer leur parole et de s’organiser collectivement. La mise en mouvement du plus grand nombre est une condition pour conquérir des droits en réponse aux besoins individuels et collectifs.

15. Elle veut construire les rapports de forces permettant de consolider les droits acquis et d’en gagner de nouveaux pour intervenir dans la gestion de l’entreprise, créer de nouveaux lieux de dialogue social et de négociations pour que vivent démocratie et progrès social.

14. La Cgt veut construire les rapports de forces permettant de gagner de nouveaux droits pour intervenir dans la gestion de l’entreprise, créer de nouveaux lieux de dialogue social et de négociations pour que vivent démocratie et progrès social.

16. Par son action, ses propositions alternatives aux politiques actuelles, la Cgt entend créer les conditions d’une nouvelle dynamique syndicale, indispensable pour permettre aux travailleurs de France, d’Europe et du Monde, d’imposer les changements indispensables dans les systèmes de production, d’échange et de consommation. C’est ce qui fonde son caractère de masse et de classe.

15. Par son action, ses propositions alternatives aux politiques actuelles, la Cgt entend créer les conditions d’une nouvelle dynamique syndicale, indispensable pour permettre aux salariés de France, d’Europe et du monde d’imposer les changements indispensables dans les systèmes de production, d’échange et de consommation.

17. En promouvant et en s’inscrivant dans les luttes pour la paix et le désarmement dans le Monde, la solidarité pour un développement humain durable, la conquête et l’enracinement des droits et protections des salariés, le renouveau de la représentativité, de la négociation, de la démocratie sociale et culturelle, la Cgt s’engage résolument dans un syndicalisme de transformation sociale, rassemblé et rassembleur, dans l’entreprise, le groupe, le territoire, la branche, le pays, l’Europe et le Monde.

16. En promouvant la solidarité pour un développement humain durable, la conquête et l’enracinement des droits et protections des salariés, le renouveau de la représentativité, de la négociation et de la démocratie sociale, la Cgt s’engage résolument dans un syndicalisme de transformation sociale, rassemblé et rassembleur, dans l’entreprise, le territoire, la branche, le pays, l’Europe et le monde.

18. C’est le sens, par exemple, de l’action résolue menée par la Cgt pour la régularisation administrative des « sans papiers » et particulièrement des salarié(e)s. La lutte qu’ils ont initiée en avril 2008, qui se poursuit avec la Cgt et plusieurs associations et organisations, a déjà permis de voir nombre de ces travailleurs recouvrer leurs droits et sortir de l’ombre pour lutter aux côtés de l’ensemble des salariés.

17. C’est le sens, par exemple, de l’action opiniâtre menée par la Cgt pour la régularisation administrative des « sans papiers » et particulièrement des salarié(e)s. La lutte qu’ils ont initiée en avril 2008 et qui se poursuit avec la Cgt et plusieurs associations, a déjà permis de voir nombre de ces travailleurs recouvrer leurs droits et sortir de l’ombre pour lutter aux cotés des autres salariés.

19. La cohérence de cette démarche nécessite un engagement au plus près des salariés, dans le respect de la place de chacune et de chacun, pour répondre aux besoins individuels comme aux aspirations collectives.

18. La cohérence de cette démarche nécessite un engagement au plus près des salariés dans le respect de la place de chacune et de chacun pour répondre aux besoins individuels comme aux aspirations collectives.

20. C’est bien l’objectif que poursuit la Cgt en s’engageant avec détermination dans le développement d’un syndicalisme « d’adhérents » reposant sur le développement de la syndicalisation, d’une vie syndicale active et démocratique, de la formation syndicale permettant à chaque syndiqué d’être pleinement impliqué dans l’organisation.

19. C’est bien l’objectif que poursuit la Cgt en s’engageant avec détermination dans le développement d’un syndicalisme « d’adhérents » reposant sur le développement de la syndicalisation, d’une vie syndicale active et démocratique permettant à chaque syndiqué d’être pleinement impliqué dans l’organisation.

21. La Cgt doit aussi opérer les transformations nécessaires pour être vraiment la Cgt ouverte à tous les salariés, femmes et hommes, actifs, privés d’emploi et retraités, quels que soient leur statut social et professionnel, leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses.

20. La Cgt doit aussi opérer les transformations nécessaires pour être vraiment la Cgt « ouverte à tous les salariés, femmes et hommes, actifs, privés d’emploi et retraités, quels que soient leur statut social et professionnel, leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses » (Article 1 des statuts de la Cgt).

22. La conquête des droits des salariés, de la démocratie sociale, des transformations sociales indispensables, nécessite la construction et le renforcement d’un rapport de forces durable.

21. La conquête des droits des salariés, de la démocratie sociale de transformations sociales nécessite la construction et le renforcement d’un rapport de forces durable.

23. C’est tout le sens des efforts réalisés par la Cgt pour contribuer à la constitution d’un front uni des organisations syndicales, à tous les niveaux, afin de lutter et de proposer de réelles alternatives.

22. C’est tout le sens des efforts réalisés par la Cgt pour contribuer à la constitution d’un front uni des organisations syndicales, à tous les niveaux.

24. Ainsi, les actions impulsées par les huit organisations syndicales de salariés, le contenu de leur plate-forme revendicative commune, les mobilisations impressionnantes réalisées en janvier et mars 2009, comme lors du 1er mai, témoignent d’une capacité du monde du travail à se rassembler et agir sur des objectifs communs pour construire un rapport de forces durable et faire valoir que « nous sommes la solution face à leur crise ».

23. Ainsi, les actions impulsées par les huit organisations syndicales de salariés, le contenu de leur plate-forme revendicative commune, les mobilisations impressionnantes réalisées témoignent de la capacité du monde du travail à se rassembler et agir sur des objectifs communs pour construire un rapport de forces durable et faire valoir que nous sommes la solution face à leur crise.

Par amendendements - Publié dans : préambule - Communauté : La CGT
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 07:54
Lorsque l’on parle du Service Public en France, en amalgamant les services de l’Etat et les services aux usagers (EDF, SNCF, RATP…), une confusion s’instaure sur la nature et le rôle de chacun.

Il faut bien le dire, cette confusion délibérément entretenue, y compris par la CGT Confédérale depuis des décennies, ne permet pas de développer une analyse claire de ce qu’est réellement l’appareil d’Etat et son rôle dans la Société.

Dans le modèle libéral de société, l’entretien de l’illusion que les services publics sont une immense machine à distribuer des biens et des services comme un prestataire dans une société qui s’autorégule autour de critères de gestion partagés, camoufle la nature différente des différents instruments qui règlent la vie sociale. On oublie que l’Etat ne fait pas que distribuer des « prestations » et que son premier rôle est d’appliquer des lois qui peuvent être contraignantes. L’appareil d’Etat n’est pas l’EDF ou la SNCF !!!!

Ce caractère coercitif du rôle de l’Etat n’est pas forcément perçu comme tel par les militants des syndicats, y compris les syndicats de fonctionnaires, CGT comprise.

Si le caractère contraignant de l’activité d’un gardien de prison, d’un policier, d’un agent des impôts, saute aux yeux, il n’en est pas de même pour le mode d’intervention d’un agent hospitalier, d’un inspecteur du travail, d’un éducateur spécialisé, etc…

UN ETAT FRANÇAIS : FRUIT DES LUTTES SOCIALES

Les conquêtes ouvrières issues de la 2ème guerre mondiale ajoutées à l’effet des « 30 glorieuses » ont donné le sentiment que toute intervention tant des services rendus aux usagers, que l’intervention des administrations de l’Etat allait dans le sens du progrès et était toujours bénéfique pour le citoyen.

On peut oublier très vite que tout était construit sur la base d’un rapport de force que la lutte syndicale de l’après guerre entretenait et ainsi l’illusion qu’il en est donc toujours ainsi, devient la règle.

Une anecdote s’impose ici. La vision de vieilles affiches syndicales de la CGT du début du XXème siècle que l’on peut encore voir ici ou là  dans les Unions Départementales et qui traitent plus bas que terre les fonctionnaires perçus comme des ennemis du peuple est totalement incompréhensible, pour un militant d’aujourd’hui. Le jugement de valeur tombe immédiatement : nos camarades se trompent de cible !!!

Certes ! Et pourtant c’est comme cela qu’ils percevaient le fonctionnaire, car ce qu’ils vivaient c’était l’intervention d’une fonction publique coercitive.

Il faut réfléchir à cela. Les moyens alloués aux services de l’Etat peuvent très bien aller dans le sens du progrès social mais aussi dans le sens inverse d’une police sociale généralisée ce qui semble devenir le cas aujourd’hui.

UN ETAT FORT SANS SERVICES PUBLICS

En outre, un Etat Fort très coercitif peut très bien exister sans service public tel que nous l’entendons généralement (par exemple l’Etat monarchique de Louis XIV !!!) de même qu’un Etat fort est absolument nécessaire pour mettre en œuvre la dérèglementation et la privatisation de ses missions.

Une des caractéristiques de l’appareil d’Etat Français de l’après guerre était d’effectuer lui-même au moyen de service qui lui était propre, les missions qui correspondaient à la mise en œuvre des lois, décrets et règlements issus des décisions politiques prises dans le cadre des institutions de la République (Parlement, région, département, commune chacun à son niveau). Cela aussi bien pour l’appareil d’Etat central que pour la fonction publique territoriale.

Le statut des agents répondait à cette logique. L’agent public applique les Lois et règlements, pas la volonté autoritaire d’une hiérarchie. Le statut des fonctionnaires le protégeait pour cela et permettait ainsi de répondre au principe de neutralité et d’indépendance de la fonction publique.

De même dans cet esprit les services répondaient aux critères d’obligation de moyens pour réaliser les missions qui leur étaient confiées.

LA MAIN LOURDE DE LA GESTION LIBERALE

Tout cela vole en éclats aujourd’hui puisque règne en maitre l’obligation de résultats qui, elle, répond aux critères de gestions économiques de rentabilité qui s’impose à tout le monde.

Conséquence : des objectifs sociaux à minima, la privatisation de pans entiers des missions de l’administration, l’habilitation de prestataires privés à qui on confie, au nom de la démultiplication du service public, des pouvoirs de sanction à l’égard des usagers. (Ce qui rappelle que les usagers sont avant tout des assujettis).

Pour prendre exemple de la sphère de ce qu’était le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité, on a assisté en peu d’années à la démolition de l’hôpital public (création des agences régionales de la santé), du service public de l’emploi (ANPE), de l’inspection du travail (étape en cours), etc…

On peut faire la même constatation dans les autres administrations.

A partir des réformes de l’appareil d’Etat Français dont la RGPP est l’instrument, c’est la démolition de notre modèle social qui est à l’œuvre pour le conformer au modèle libéral européen.

RECONSTRUIRE LA FONCTION PUBLIQUE : IMPERATIF POUR NOTRE SOCIETE

Cela devient intolérable. L’amalgame des services de l’Etat, des structures d’insertion, des associations intermédiaires, des prestataires de tout genre, occulte tout débat sur l’instrument public nécessaire pour une politique sociale qui ne soit pas atomisé par la pluralité des intervenants.

Il appartient à la CGT qui tient son congrès, de créer les conditions d’un débat pour la reconstruction d’un service public d’Etat digne de ce nom et capable de mettre en œuvre une politique sociale qui tourne le dos à la logique libérale.

Paris, le 30 novembre 2009.
Par UNAS CGT - Publié dans : contributions - Communauté : La CGT
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 08:19

Rapport d’activité.


Pour commencer, le rapport d’activité se félicite de l’accord unitaire (unicitaire ?) qui a débouché sur la déclaration commune du 5 janvier 2009 et confirmée le 26 mai 2009. Contrairement à ce qui est écrit dans le rapport d’activité, cette déclaration est loin d’avoir un contenu offensif sur les salaires, l’emploi, les SP, l’introduction de normes sociales dans les échanges internationaux. Bien au contraire, il s’agit, pour le SDEN CGT 22, d’un contenu à minima qui s’aligne sur les positions des confédérations les moins combattives et les revendications des salariés tant du privé que du public sont absentes. D’ailleurs, cette déclaration n’a pas été utilisé par notre syndicat pour appeler à la grève ni le 29 janvier, ni le 19 mars.


On sait à quoi a conduit les journées d’action saute-mouton. Alors que le 29 janvier et le 19 mars ont été des journées de grandes mobilisations (voir d’ampleur exceptionnelle avec respectivement 2 puis 3,5 millions de travailleurs du public et du privé dans les rues), le renvoi au 1er mai puis au 26 mai et 13 juin a conduit au désastre. Encore une fois, le gouvernement en aura profité pour asséner les lois les plus régressives contre les travailleurs au cours de l’été 2009. Ce n’est pas la journée pour le travail décent (quel est-il exactement si sa norme ne reprend même pas les conventions de l’OIT ?) qui a été à la hauteur des enjeux tant dans le public ( 13 500 suppressions de postes dans la simple Éducation Nationale, un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, non remplacé) que dans le privé où 110 000 emplois industriels ont été détruits au cours du dernier semestre.


L’analyse de la crise – qui la réduit à une crise financière alors qu’il s’agit, bel et bien, d’un crise du système capitaliste – ignore, tout particulièrement, le rôle de l’Union européenne et de ses directives, notamment en ce qui concerne la casse des services publics. L’affiliation à la CSI décidée au 48ème congrès – contrairement à un amendement déposé à l’époque par notre syndicat – ainsi qu’à sa représentation européenne qu’est devenue la CES, explique sans doute cela : la CES ne cache pas son approbation à la mise en place des institutions européennes. Elle y participe activement ne craignant pas de rédiger les textes avec le patronat européen. Elle s’est à nouveau illustrée en appelant le peuple irlandais à voter oui au référendum d’adhésion au traité de Lisbonne, semant le doute dans l’esprit des syndicats irlandais et de la classe ouvrière poussée à l’abstention. On connaît le résultat immédiat de ce vote pour le peuple avec une diminution sans précédent de toutes les prestations sociales en Irlande.


La lutte contre les délocalisations dont le document se revendique, n’a semble-t-il pas été à la hauteur : Conti, Caterpilar, la CAMIF, Sony, Chaffoteaux… Des milliers d’emplois ont été supprimés malgré la lutte opiniâtre des travailleurs avec leurs syndicats et en particulier celui de la CGT, relayé par les UD. Mais la confédération n’a pas su insuffler la lutte de toutes les entreprises ensemble contre les licenciements. Entreprise par entreprise, les travailleurs n’ont pas pu sauvegarder ce qui leur tenait le plus à cœur : leur emploi. Il ne semble pas que « la sécurité sociale professionnelle » comme alternative soit à la hauteur de leur exigence de garder leur travail. D’autant plus, que dans le document d’orientation, le Contrat de transition professionnel proposé par Sarkosy et le MEDEF, est considéré comme une avancée. Combien des salariés licenciés ont-ils, dans chacun des cas de délocalisation et / ou de restructuration, retrouvé un emploi en CDI ?


Le document fait état de la signature de l’accord sur la représentativité syndicale ( loi du 20 août 2009) comme un point positif. Notre syndicat a donné une appréciation opposée à cet accord le 18 avril 2009. Nous persistons à penser qu’il est nécessaire que notre organisation retire sa signature de ce document. On ne peut pas, comme il est écrit dans le rapport en page 1, à la fois reprocher au patronat de s’affranchir de la hiérarchie des normes et apposer sa signature sur un document qui, précisément, la remet en cause. Et ce n’est qu’un des aspects pervers des accords de Bercy : Il remet en cause le principe « irréfragable de représentativité » et les critères de représentativité jusque-là reconnus par la loi (1950 et arrêté de 1966) ; Seul un syndicat ayant obtenu 10 % des voix pourra négocier dans l’entreprise, 8 % dans la branche ; il permet la mise en place de syndicats patronaux ; l’existence des syndicats n’est plus reconnue dans les entreprises de moins de 50 salariés ; il remet en cause, par l’attribution d’heures supplémentaires négociées au sein de l’entreprise [art. 17], la durée légale du travail et, en particulier, les 35 heures. Ces dispositions de l’accord ont, pour partie, été transférées à l’ensemble de la fonction publique. Cela signifie concrètement, pour notre organisation syndicale de l’Éducation nationale que dès les prochaines élections professionnelles, nos structures à tous les échelons – SDEN, Unions régionales, Union nationale - seront exclues de tous les organismes paritaires de l’Éducation nationale. Nous ne pouvons l’admettre.


Le rapport d’activité annonce comme positif d’avoir la signature de la directive cadre sur les services d’intérêt général par la CES, au niveau européen. Ceux-ci n’ont pourtant rien à voir avec les services publics hérités de CNR, services de monopole de service public contraire aux principes énoncés dans le traité de Maastricht que revendique la CES : concurrence libre et non faussée, interdiction de subventions des Etats. En réalité, pour les SIG ou SIEG le fait que l’opérateur soit public ou privé importe peu. C’est ce qu’on appelle les partenariats publics / privés (PPP). Notre syndicat, le SDEN CGT, revendique le retour aux services publics de monopole public Tout particulièrement, il s’inquiète de la privatisation rampante dans l’Éducation nationale. Sera-t-elle la suivante sur la liste après France Télécom, EDF et la poste ? Les actions intersyndicales actuelles – à la recherche de l’interprofessionnel, comme le 24 novembre avec les postiers - sont bien loin de répondre aux attaques de l’heure. Le principe du licenciement des fonctionnaires ayant été acté par la loi sur la mobilité de juillet 2009, on est surpris de ne trouver nulle part la demande de l’abrogation de cette loi qui prépare la liquidation des statuts de la fonction publique d’État.


Cette absence ne s’expliquerait-elle pas tout simplement par la promotion du Nouveau statut du travail salarié et de la Sécurité sociale professionnelle ? Notre syndicat s’est déjà positionné sur ceux-ci lors du 48ème congrès. Pour nous, il ne faut pas promouvoir des droits individuels transférables, mais bien s’arc-bouter sur la défense du code du travail, des conventions collectives et des statuts de la FP. Cela passe bien sûr par la défense inconditionnelle de la Sécu basée sur le salaire différé. L’exigence de la restitution des quelques 250 milliards d’euros dont la Sécu a été spoliée depuis 1991. Pour l’année 2010, ce sont 42 milliards qui vont être prélevés. L’exigence du retour aux 37,5 annuités, l’abrogation des lois Balladur (94) et Fillon (03) ne peut être balayée comme irréalistes – passéistes - alors que 4 milliards par an suffirait à la rendre viable. Ce n’est pas ce qui est défendu par le rapport d’activité ni par le projet d’orientation.

En dernier lieu, le document se penche sur l’évolution des structures de la CGT. Il est écrit qu’il na pas été possible de « dégager des propositions opérationnelles, essentiellement parce que la restructuration des organisations relève de choix interne ». Est-ce pour le regretter ? Quant à nous nous sommes attachés au fédéralisme et à l’indépendance de chaque syndicat CGT et de telles affirmations ne laissent pas de nous inquiéter.

avis défavorable


Rapport financier


Il entérine le nouveau système de répartition des cotisations. Il passe sous silence la perte de 57 000 adhérents depuis le dernier congrès. Depuis la mise en place du nouveau système de répartition, on comprend que les comptes de la confédération se portent mieux avec les 10 % attribués. Par contre les structures de nos organisations de base et régionales sont en difficultés. Comme notre fédération la FERC et l’UGFF.

avis défavorable


Document d’orientation


« le syndicalisme d’adhérents »

cela entend qu’on pourrait être adhérent à la confédération et non à un syndicat confédéré. C’est la remise en cause du fédéralisme et de son histoire. C’est ce qu’on retrouve aussi avec l’affirmation selon laquelle le syndicat est le premier niveau de confédéralisation. Non. De part les statuts, le syndicat est la base de toute la CGT et il décide lui-même de son orientation.


« les actions impulsées par les huit organisations syndicales de salariés, le contenu de la plate-forme revendicative commune ».

Il s’agit des déclarations du 5 janvier et du 26 mai. « les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes… » : ah bon ? Parce qu’elles peuvent en régler certains dans l’intérêt des salariés. Il n’y aurait plu de classes sociales antagoniques. Cette affirmation est à l’opposé de la Chartes d’Amiens dont se revendique encore ( !) la CGT. Par contre, elle est dans la logique du syndicalisme d’accompagnement qui ne lutte pas contre le système capitaliste, mais pour le rendre acceptable par les exploités. Les revendications énoncées dans la déclaration commune n’ont pas été élaborées par les salariées et sont loin de leur préoccupation. C’est un panel de formules à minima sur le dénominateur commun de la CFDT. On sait que ça a conduit au désastre des « mobilisations » des 26 mai et 13 juin. Les travailleurs ont rejeté malgré les immenses manifestations du 19 janvier et du 29 mars cette stratégie d’épuisement des forces combattives de ce pays à la recherche de convergences dans leurs luttes. On est loin de la demande réitérée par de nombreux syndicats CGT d’un appel clair à la grève générale… Comme en Guadeloupe !


La loi du 20 août 2008 et sa déclinaison dans la fonction publique.

Le SDEN CGT 22 redoute pour son existence même ainsi que pour celle des organisations auxquelles il est affilié. La barre des 10 % risque de leur être fatale. Il demande le retrait de la signature de la CGT. Il est certain que sans cette dernière, le contenu de l’accord serait inapplicable.


Les propositions de nouveau statut du travail salarié (articles I-38 / 40 / 41 / 45 / 53 / 61 / 134 + III - 101 / 103 / 119) et de sécurité sociale professionnelle (articles I 38 / 52 / 53 / 54 / 61 118 / 134 + II – 69 ) sont au cœur du document d’orientation et devrait devenir la revendication phare de toutes les composantes de la CGT.


Le nouveau statut du travail salarié.

Il est pourtant de plus en plus clair que cette revendication n’est pas absente des vœux croisés du patronat et du gouvernement qui l’écoute. Les différents plans sociaux tombent laissant des milliers de travailleurs sur le carreau. Ils prévoient cette forme de « sécurisation des parcours professionnels » : il est surprenant, par exemple, de voir considéré comme un acquis « les contrats de transitions professionnels » (ou toute autre formule leur ressemblant comme deux gouttes d’eau) prônés par Sarkosy… Malgré la précarisation accrue, le CDI concerne encore la majorité des salariés du privé. Certes il ne garantit pas l’emploi à vie, mais il est une protection non négligeable contre les licenciements. De plus, en cas de licenciement, l’assurance chômage, assurée par le salaire différé, protège tant bien que mal le travailleur – il est certain que le niveau des indemnités devraient être augmenté. C’est ce que le patronat entend voir disparaître, car pour le moment, c’est lui qui paie et il entend transférer la « charge ». Il est urgent de réclamer : l’interdiction des licenciements et la restitution de toutes les exonérations patronales. Il est clair, également, que cette « revendication » de NSTS se substitue à la défense des conventions collectives ( pour certains qui s’expriment dans la CGT, ce serait même une arme pour les employeurs contre les salariés ! Elles ont, pourtant, été arrachées de haute lutte par le syndicat de classe CGT). Elle remplacerait, également, le code du travail devenu obsolète, les statuts de la fonction publique que l’UE trouve exorbitants. En fait, des droits individuels attachés à la personne en lieu et place des droits collectifs. Alors que les statuts des enseignants, tous corps confondus, sont dans le collimateur du gouvernement, nous restons attachés à la défense inconditionnelle de ceux-ci et refusons d’y voir substituer le nouveau « statut » du travail salarié pour exercer notre travail.


La sécurité sociale professionnelle.

Vient-elle en lieu et place de la Sécu, grande absente du document d’orientation ? C’est à craindre car, nulle part, on ne voit de revendications pour le retour à la Sécu de 45. Nulle part, il n’est écrit qu’il faut restituer les milliards d’euros d’exonérations, l’exigence de l’abrogation de la loi Bachelot (Hôpital Patients Santé Territoire) et des Agences régionales de Santé.


Retraites.

« malgré le sacrifice demandé aux salariés, la loi Fillon de 2003 est un échec ». Qu’est ce à dire ? On laisse entendre que malgré l’allongement de la durée des cotisations, les nouveaux modes de calcul, on est encore loin du compte qui serait l’équilibre du système de répartition. Mais c’est exactement ce qui est affirmé par le COR où siège la CGT : le système doit trouver de nouveaux financements pour répondre aux évolutions démographiques et garantir les niveaux des pensions. La CGT partagerait-elle le diagnostic ? Le laisser accroire, c’est préparer les salariés à de nouvelles régressions en 2010 selon l’agenda du gouvernement : retraite par points (calcul sur l’ensemble de la carrière), âge légal repoussé à 67 ans ou 44,5 annuités comme « désirés » par le patronat. Les « enjeux démographiques », l’allongement de la vie… Autant de foutaises ayant déjà servies en 2003 pour discréditer le système par répartition et faire valoir la capitalisation et les fonds de pension. Mais : quid des exonérations (43 milliards prévus pour l’année 2010 après les 32 de l’année en cours) ? quid des dizaines de milliers d’emplois supprimés qui diminuent également les recettes de la branche retraite de la Sécu ? Quid de l’argent des différentes taxes (alcool tabac) qui ne sont pas injectées et qui constituent une dette envers la Sécu ? Restituées, ces sommes permettraient non seulement de pérenniser le système mais le retour aux 37,5 annuités pour tous. La proposition d’une « maison commune des retraites » est dans ce cadre, pour notre organisation, porteuse de tous les dangers. Elle remet en cause le code des pensions civiles et militaires la CNACL et tout ce qui peut encore rester des régimes spéciaux. De fait, le calcul sur les six derniers mois de salaires serait supprimé. Pour quoi ? Calcul sur les 25 dernières années ou retraite par points qu’on prétendait rejeter. Non, il n’y a qu’une exigence : 37,5 annuités pour tous, abrogation des lois Balladur et Fillon. Retour des régimes spéciaux et du statut de non activité pour les salariés d’EDF. CES et CSI. Il ne nous serait pas difficile de prouver que ces prétendues confédérations n’ont rien à voir avec des organisations syndicales mais sont des rouages des appareils institutionnalisés des organisations mondiales et européennes du capitalisme. D’ailleurs, elles le disent elles-mêmes. Contrairement à ce qui était annoncé, un tiers des organisations membres de la CISL et de la CMT n’a finalement pas adhéré après le congrès fondateur de la CSI. Nous craignons bel et bien, que la CGT ait « perdu son âme » en y adhérant, à l’une et à l’autre. Sinon son âme, du moins ces repères en tant qu’organisation de classe et de masse indépendante. C’est d’ailleurs ce qui explique son silence persistant sur le rôle de l’union européenne dans la destruction des services publics et son tour de passe-passe à vouloir faire prendre les SIG pour des services publics… La réforme des structures. C’est incontestablement une mise en cause du fédéralisme et une mise sous tutelle des syndicats. Les syndicats de sites multiprofessionnelles dans les territoires remplaçant les UL, six champs fédéraux à la place des 27 fédérations, les unions régionales supplantant les UD… ce n’est pas notre conception du syndicalisme CGT.

avis défavorable

Par SDEN CGT 22 - Publié dans : contributions - Communauté : La CGT
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 07:46
Les premiers syndicats professionnels datent de 1884. La première fédération (la fédération nationale des syndicats) de 1886. Les bourses du travail de 1892. La CGT de 1895. Le « Syndicalisme confédéré est percuté par les mutations du salariat » (III-23), « pourtant, il est générateur de mobilisations qui démontrent sa capacité un syndicalisme de solidarité… » (III-27), c’est pour cela « qu’il faut aujourd’hui opérer les évolutions nécessaires pour qu’il joue pleinement son rôle dès le lieu de travail » (III-28). Comment peut-on casser la dimension professionnelle de la CGT et affirmer qu’elle jouera mieux son rôle dans l’entreprise !!!

Pourquoi les transformations du salariat nous conduiraient-elles aujourd’hui à modifier les principes fondateurs de notre structuration ? Les termes du débat ne sont pas posés.

La CGT est, depuis son origine, structurée dans une dimension professionnelle (fédérations) et interprofessionnelle (UD). Les syndicats multi-professionnels n’y ont pas leur place, pas plus que les comités régionaux. L’Union Locale est le premier niveau de structuration pour garantir la cohérence et le croisement entre le syndicat et l’interprofessionnel au plus prêt du lieu de travail.


Plusieurs questions ne peuvent pas trouver réponse dans ce type d’organisation : Où et à qui seront versées les cotisations ? Comment dans un même syndicat peut-il y avoir affiliation à plusieurs fédérations ? De quelle convention collective ou de quel accord de branche ou d’entreprise dépendront les syndiqués ? Comment seraient débattues et décidées les orientations d’un syndicat multi-professionnel ? Les syndiqués de l’entreprise du commerce décideront-ils de la signature d’un accord collectif de l’hôpital ou de l’entreprise industrielle du coin ? ou vice versa… Comment organiser des élections professionnelles ? Quel renforcement de la CGT peut-on espérer d’une réforme de structure qui envisage de saborder les syndicats de moins de 9 adhérents au profit de syndicats multi professionnels si ce n’est l’affaiblissement voire la disparition de la dimension professionnelles et fédérale de la CGT... Et donc inévitablement l’affaiblissement des conventions collectives, des statuts voire même du code du travail ?


La réunion de différentes fédérations au sein d’un seul « champ fédéral » ne va-t-elle pas cautionner et faciliter la mobilité des salariés et l’accompagnement des restructurations ? Par exemple, une grande Fédération réunissant toutes les organisations des fonctions publiques est-elle la riposte adéquate à la réorganisation de l’Etat et à la casse du statut général dont la loi sur la mobilité des fonctionnaires est un exemple ?


La CGT est fondée sur l’existence de syndicats souverains, ceux-ci se réunissant librement au sein de leurs Unions Départementales ou de leurs Fédérations professionnelles pour la défense et la négociation des conventions collectives. Si incontestablement le syndicat est la pierre angulaire de la confédération, il adhère à son UD, à sa Fédération qui elle-même se confédère.


C’est toute l’organisation confédérée de la CGT - qui a pourtant fait ses preuves depuis 1895 ! - qui est mise en cause par la réforme des structures envisagée.


Si cette réforme était appliquée, La CGT deviendrait un super Syndicat Général adhérant à la Confédération Européenne des Syndicats et à la Confédération Syndicale Internationale. Ce n’est pas ce dont nous avons besoin pour défendre les droits et intérêts professionnels, moraux et matériels, sociaux et économiques, individuels et collectifs des salariés.

Le 27 novembre 2009.

Par UNAS CGT - Publié dans : contributions sur les structures - Communauté : La CGT
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 06:58

Le syndicat CGT SETE de la Direction Départementale et Régionale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle du Bas-rhin, réuni le 17 novembre 2009, prononce un avis défavorable sur chacun des documents préparatoires au 49e congrès de la CGT et principalement vote contre le rapport d'activité et le document d'orientation présenté par la direction. Nous tenons à réaffirmer par ce vote le fait que nous voulons une CGT de lutte de classe de masse et indépendante. La CGT est fondée depuis son origine sur l'existence de syndicats souverains, selon le principe du fédéralisme, qui s'oppose à une conception qui donnerait à l'échelon supérieur un pouvoir hiérarchique sur les syndicats. Il n'est pas acceptable que les délégués aient été désignés avant même que les syndiqués disposent des documents préparatoires ; il n'est pas acceptable qu'un syndicat qui ne se prononce pas soit automatiquement considéré comme ayant voté pour les documents présentés.

Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d'action saute-mouton ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la concrétisation du "Tous ensemble !" dans la grève générale.

Par CGT SETE Bas-Rhin - Publié dans : contributions - Communauté : La CGT
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